Machia'h : que signifie l'attente de la Gueoula dans le judaïsme ?

Machia'h : que signifie l'attente de la Gueoula dans le judaïsme ?

Par EMETH

Machia'h (משיח) signifie « oint ». Dans le judaïsme, l'attente du Machia'h et de la Gueoula — la délivrance — n'est pas une croyance marginale : c'est l'un des fondements de la foi. Que recouvre exactement cette attente ?

Un principe de foi

Maïmonide (le Rambam) l'a inscrit parmi ses treize principes : « Je crois d'une foi complète en la venue du Machia'h ; et même s'il tarde, je l'attendrai chaque jour. » L'attente quotidienne fait partie du principe lui-même — attendre, c'est déjà agir.

Que promet la Gueoula ?

Les prophètes décrivent une ère de paix universelle — « un loup habitera avec l'agneau » (Isaïe 11) — où la connaissance remplira la terre, où les exilés seront rassemblés et où le monde entier reconnaîtra une seule vérité. Le Rambam précise (Lois des Rois, ch. 12) : le cours du monde ne sera pas aboli — c'est le monde réparé, pas un autre monde.

Une attente active

La tradition insiste : on ne hâte pas la Gueoula en attendant les bras croisés, mais par l'étude, la bonté et les mitsvot. Chaque bonne action, dit le Rambam, peut faire pencher la balance du monde entier. L'espérance juive est une espérance qui travaille.

Porter l'espérance

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